OMC : le dernier tango à Buenos Aires

Si la 11e édition de la Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC11), à Buenos Aires, du 10 au 13 décembre 2017, a livré peu de résultats concrets, saluons la première participation de la Région de Bruxelles-Capitale à cette instance.

La délégation belge à la 11e Conférence ministérielle de l’OMC (de gauche à droite) : Stefaan Thijs (Delbel Genève), Florence Burton (SPF Économie), Anne-Sophie Beine (WBI – Région wallonne), l’ambassadeur Geert Muylle (représentant permanent de la Belgique auprès de l’O.M.C.), Manoëlle Wasseige (Brussels International – Région de Bruxelles-Capitale), Mathias Kende (SPF Affaires étrangères), Wilfried Pfeffer (SPF Affaires étrangères), Kevin Verbelen (Internationaal Vlaanderen).

 

Emmenée par notre ambassadeur à Genève, Geert Muylle, la délégation belge était composée de représentants du SPF économie et des trois régions. Pour la première fois, la Région bruxelloise a participé à ce processus complexe alliant contexte politique tendu, défiance face à l’instance mais aussi divergence flagrante d’intérêts.

 

Fortes divergences

À Buenos-Aires, l’OMC a démontré une incapacité à travailler ensemble, à 164. La Conférence a été le théâtre de fortes divergences. On en retient notamment la position des États-Unis qui, dans un contexte de protectionniste ambiant, remettent en question le système commercial multilatéral et surtout la fonction de règlement des différends. Une incompréhension fondamentale s’est par ailleurs manifestée sur la pêche et l’agriculture. Enfin, certains États ont refusé de faire avancer des thématiques chères à la Belgique et à Bruxelles en particulier, comme les services, les PME et l’e-commerce.

Pour paraphraser le directeur général de l’OMC dans ses conclusions, il est important de garder à l’esprit que, malgré les limites du système, c’est le meilleur que l’on ait actuellement. Surtout, le multilatéralisme ne signifie pas avoir ce que l’on veut mais ce qui est possible…