120 ans d’histoire partagée entre la Chine et la Belgique

Dans le cadre de ses accords de coopération avec différentes villes et provinces en Chine, Brussels International co-organise à l’ULB, du 4 au 22 avril 2017, une exposition sur les liens tissés entre la Belgique et la Chine depuis le 19e siècle.

Portrait du mandarin Paul Splingaerd.

La Belgique a contribué au développement du tramway en Chine.

L’exposition vise à retracer les parcours de quelques artisans célèbres de la collaboration entre la Belgique et la Chine, tant au niveau industriel ou commercial que culturel.

Les bases de cette coopération ont été jetées voici 120 ans lorsque le roi Léopold II organisa, au Palais royal de Bruxelles, un dîner en l’honneur du vice-roi Li Hongzhang. La Belgique occupait alors le cinquième rang parmi les puissances industrielles tandis que la Chine, empire de 400 millions d’habitants, désirait entrer dans le cercle des nations modernes, notamment sous l’impulsion de Li Hongzhang. D’un côté, les Belges étaient animés par une foi inébranlable dans le devenir de la grande nation chinoise. De l’autre, les Chinois faisaient confiance à l’expertise ce petit pays industrialisé pour développer leur pays.

De nombreux Belges ont contribué à donner une image positive de la Belgique dans l’empire du Milieu. Les premiers contacts entre les Belges et la Chine avaient déjà été établis au 17e siècle, lorsque le père jésuite Ferdinand Verbiest avait mis ses qualités de scientifique au service de la cour de l’empereur. Le mandarin Paul Splingaerd travailla au service de Li Hongzhang pendant plus de 20 ans. L’ingénieur Jean Jadot construisit 1200 kilomètres de lignes de chemin de fer dans des conditions très difficiles. L’audace de banquiers bruxellois fut à l’origine d’initiatives innovantes. Enfin, le père Lebbe œuvra avec détermination à redonner aux chinois le contrôle de leur destin.

Les Chinois ont, quant à eux, fait preuve de générosité en envoyant leurs forces vives aider les alliés pendant la Première Guerre mondiale puis en contribuant par de généreux dons à la reconstruction du pays. Plus tard, de futurs cadres de la Chine nouvelle viendront faire leurs études en Belgique, confirmant par là leur confiance en notre savoir-faire.

 

Plus d’infos : l’exposition se tient du 4 au 22 avril 2017 (sauf le 17/04), du lundi au samedi de 8h à 18h au Foyer culturel de l’ULB, Campus du Solbosch (bât. F1). Entrée libre.

Communiqué de presse pour l’exposition