Caring cities. Rencontres annuelles de Metropolis et duFonds Mondial pour le Développement des Villes (FMDV) à Johannesburg

Anne Claes et Sophie Willaumez à la réunion du Réseau des femmes de Metropolis.

Session de travail lors de la réunion annuelle de Metropolis sur le thème Caring cities.

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La Région bruxelloise a participé aux rencontres annuelles de Metropolis et du Fonds Mondial pour le Développement des Villes, du 16 au 19 juillet, à Johannesburg, qui ont abordé respectivement les thèmes de la qualité de vie des citadins et des solutions innovantes aux besoins de développement local, résilient et durable des villes.

 

Les caring cities placent le citoyen au cœur de la société, avec le souci de garantir une meilleure qualité de vie à tous leurs habitants. Ce concept constitue un vrai défi pour les responsables locaux dans leur recherche de réponses appropriées pour la fourniture des services essentiels, l’organisation spatiale de leurs collectivités, une économie apte à contribuer fortement au financement du développement local.

Plus de 400 représentants de 99 villes et régions métropolitaines ont débattu et échangé sur ce thème lors de 6 ateliers portant sur la sécurité alimentaire, la ville intelligente dans les pays en développement, la puissance de l’économie informelle, la résilience des villes, l’engagement des citoyens, la cohésion sociale. Ces six sujets, qui représentent seulement quelques éléments des caring cities, ont permis d’élaborer le principe de “la ville qui prend soin de ses habitants”.

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Conseil d’administration de Metropolis.

 

Développement local, résilient et durable

La rencontre annuelle du FMDV a, quant à elle, permis de mieux appréhender le programme mondial REsolutions, initié notamment par Metropolis et mis en œuvre par le FMDV. D’une durée de 4 ans, REsolutions invite l’ensemble des acteurs de l’urbain à “REpenser les solutions économiques” en mesure de rendre opérationnel un développement local, résilient et durable.

REsolutions vise l’identification, l’analyse, le transfert et la mise en œuvre pilote de stratégies et de mécanismes économiques et financiers ayant permis d’améliorer l’impact et la performance de politiques soutenables de développement local. Il a pour but de pourvoir les autorités locales d’un large éventail d’outils complémentaires permettant une hybridation des ressources financières au service d’un développement endogène des territoires.

Les résultats obtenus par REsolutions serviront à renforcer les autorités locales dans leur rôle de pilote de leur propre développement économique dans les débats plus généraux sur l’Agenda du développement post-2015, qui fixe un cadre aux Objectifs de développement Durable post-Rio+20. De plus, en soulevant la question du financement du développement urbain, ce programme vise à encourager les villes à constituer leur propre agenda dans le débat plus large du développement, lequel culminera lors du Sommet des Villes organisé en 2016, en amorce de la Conférence Habitat III des Nations Unies.

 

Le Community Land Trust bruxellois en exemple

La création, début 2013, d’un Community Land Trust (CLT), par la Région de Bruxelles-Capitale, a été brièvement présentée lors de la réunion de Johannesburg. Elle le sera plus en détail au cours d’un séminaire ayant pour thème “Financer les collectivités territoriales à l’ère des crises” qui aura lieu à Paris fin janvier 2014.

Le CLT est une structure sans but lucratif qui acquiert et gère des terrains. Son objectif est d’y rénover ou d’y construire des bâtiments pour permettre à des familles à faible revenu de devenir propriétaires de leur logement, tout en y favorisant l’installation d’activités collectives ouvertes aux habitants du quartier.

Le principe fondamental du CLT est simple: séparer le coût du terrain de celui des briques. Le CLT reste propriétaire du sol et revend le bâti aux familles qui vont y vivre. Comme la valeur du sol n’est plus prise en compte dans la valeur du bâtiment, celui-ci est dès lors moins cher que sur le marché classique.

Le terrain reste la propriété du CLT à perpétuité mais le bâti, lui, devient la propriété des familles. En cas de revente, le propriétaire du logement reçoit la valeur de son achat initial et une partie de la plus-value acquise par son bien. Le capital ainsi constitué doit lui permettre d’envisager l’achat d’un autre bien.

De son côté, le CLT reste propriétaire du foncier. Les subsides obtenus par le premier ménage retournent dans le patrimoine du CLT qui peut aider d’autres familles à devenir propriétaires. Les moyens régionaux investis sont ainsi réinvestis. En d’autres termes, le coup de pouce de la Région s’appelle “retour”.

Pour assurer un projet collectif, participatif et ouvert sur le quartier, le CLT repose aussi sur une gouvernance innovante et démocratique. Deux tiers de ses organes de décision sont composés d’habitants et de représentants du monde associatif ou d’acteurs locaux, le tiers restant est attribué aux pouvoirs publics subventionnant le CLT.

En témoignant d’une initiative locale innovante en Europe, nous souhaitons partager avec d’autres villes des stratégies et mécanismes de financements institutionnels et locaux développés par les acteurs d’un territoire pour faire face aux mutations dans le but de construire des villes plus inclusives et autonomes.

 

nmdnodate copyParticipation au Mandela Day

En marge de ces Rencontres annuelles, les participants se sont joints au Mandela Day, célébré chaque 18 juillet en Afrique du Sud. Cette journée est consacrée aux actions caritatives afin de rendre hommage aux années de militantisme du héros de la lutte anti-apartheid. Chaque habitant est invité à donner 67 minutes de sa journée à une action en faveur de sa communauté. Hautement symbolique, ce chiffre correspond aux 67 années de militantisme politique du prix Nobel de la Paix, dont près de 30 derrière les barreaux. Au vu de l’état de santé de “Madiba”, l’édition 2013 du Mandela Day fut particulièrement chargée en émotion.

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Anne Claes participe activement au défi Xtreme Park Makeover.

Les participants, dont nos représentantes bruxelloises, Anne Claes et Sophie Willaumez, ont contribué au défi Xtreme Park Makeover, qui consistait à construire un parc public de deux hectares à partir d’un terrain en friche, et cela en 24 heures. Elles ont plus qu’honoré la devise des Mandela days: “Take Action; Inspire Change; Make Every Day a Mandela Day”.

 

 

En savoir plus: Page Facebook Métropolis et compte Twitter Metropolis, Page Facebook Community Land Trust Bruxellois